Le Sommet mondial sur la société de l'information
Contexte lié au Sommet
Les aspects politiques, culturels et juridiques liés au nouveau
phénomène de la société de l'information
occasionnent des changements profonds et permanents dans
tous les secteurs de la société, et ce, à l'échelle
mondiale. Ces transformations se produisent autant dans le
monde des affaires, de l'administration gouvernementale qu'au sein
des groupes communautaires, des institutions d'enseignement et des
organisations non gouvernementales (ONG). Ce constat est à la
base de la décision de l'Organisation des nations unies (ONU),
en 2002, de tenir un Sommet
mondial sur la société de l'information (SMSI).
Le
SMSI s'est déroulé en deux phases. La première
s'est tenue à Genève en décembre 2003 et a conduit à l'adoption
d'une Déclaration
de principes et d'un Plan d'action. M. Henri-François
Gautrin, député de la circonscription de Verdun et, à l'époque,
adjoint parlementaire au premier ministre, participait à cette
rencontre en tant que responsable de la représentation québécoise.
La seconde phase s'est tenue à Tunis en novembre 2005. Cette
fois, c'est à titre de ministre délégué au
gouvernement en ligne que M. Gautrin était responsable de la
délégation québécoise. À la clôture
du SMSI, deux documents ont été adoptés, soit
l'Engagement de Tunis et l'Agenda de Tunis pour la société de
l'information. Divers événements parallèles et
complémentaires ont eu lieu au cours des deux phases du SMSI « ICT
4 all » (TIC pour tous).
Le niveau de représentation
des pays membres de l'ONU au SMSI en a fait une tribune
internationale importante. En effet, des chefs d'État et de
gouvernement, des chefs d'institutions spécialisées
de l'ONU et des dirigeants d'entreprises ont participé à cet événement.
En
bref et selon les rapports des organisateurs, près de 20 000
personnes ont participé à la 2e phase de Tunis. Le SMSI,
avec ses deux phases (Genève — 2003, Tunis — 2005),
aura été le plus grand événement international
tenu par l'ONU.
Les thèmes associés au SMSI couvrent
notamment la définition et les enjeux de la société de
l'information, la mise en place et l'accès pour tous les peuples
aux technologies de l'information et de la communication
ainsi que la promotion de la diversité culturelle. La gouvernance
de l'Internet a aussi fait partie des enjeux largement discutés,
particulièrement lors de la 2e phase.
La présence du Québec au Sommet
Le ministère des Services gouvernementaux contribue à l'avènement
au Québec d'une véritable société de l'information.
Cela implique la prise en compte des orientations et des
décisions
observées à l'échelle internationale dans ce
domaine. Plus particulièrement dans le domaine de la société de
l'information, la position du gouvernement du Québec s'appuie
sur les recommandations d'un comité interministériel
composé de représentants de divers ministères
et organismes.
Le Québec participe au Sommet mondial sur la
société de
l'information pour diverses raisons :
- Faire valoir ses stratégies, ses orientations,
ses politiques et ses réalisations dans le cadre
des débats autour de la vision commune de la société de
l'information recherchée par les parties prenantes.
- Faire connaître sa valeur en tant que partenaire responsable
en raison de l'expertise réelle que l'on lui reconnaît
dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.
Cette expertise peut être partagée avec les autres
gouvernements et les organisations non gouvernementales.
- Encourager la mise en place de mesures visant à préserver
le respect de la protection des renseignements personnels, l'existence
de la diversité culturelle et linguistique grâce
aux nouvelles technologies de l'information et de la communication
(notamment Internet), et faire la promotion de l'adaptabilité linguistique
des réseaux et des produits informatiques.
- Permettre aux membres de la communauté internationale de
découvrir l'expertise qui s'est développée
sur le territoire québécois et d'y faire appel.
Certains aspects de cette expertise sont exportables dans les
pays dont la situation géographique, politique ou sociale
s'apparente à celle du Québec.
Les objectifs visés et les résultats attendus
Pour le gouvernement
- Préserver les acquis du Québec et influencer
les orientations internationales ;
- Accroître la renommée du Québec et développer
des réseaux ;
- Connaître les orientations des États et des gouvernements
afin de guider sa propre stratégie à l'égard
de la société de l'information.
Pour les membres de la société civile québécoise,
du milieu de la recherche et du secteur privé
- Faire valoir l'expertise qu'ils détiennent en
regard des principaux enjeux mis en évidence
par le SMSI.
- Rendre cette expertise disponible auprès de la communauté internationale
tant dans des projets de collaboration qu'à l'intérieur
de propositions contractuelles.
- Développer des réseaux
Les actions déjà réalisées
- Le Québec a participé, à même
la délégation canadienne, aux discussions
sur les thèmes de la Déclaration de principes
et du Plan d'action. Il lui a fourni ses commentaires
sur les projets de textes soumis au Comité exécutif
du Sommet. Il a également participé aux
travaux du comité canadien ainsi qu'aux trois
premières rencontres préparatoires (Prepcoms)
tenues à Genève.
- Le Québec, au sein de la délégation canadienne,
a participé à des échanges avec la communauté paneuropéenne, échanges
qui ont donné lieu à une déclaration lors
de leur rencontre régionale.
- Le Québec a également participé aux
travaux des pays membres de la Francophonie en commentant les
positions de plusieurs parmi ceux-ci. Un compte rendu a par la
suite été remis officiellement à une rencontre à laquelle
le Québec a participé et qui réunissait des
pays membres de l'ONU ayant la langue française en commun.
- Une délégation québécoise dirigée
par M. Henri-François Gautrin, député de
Verdun et, à l'époque, adjoint parlementaire au
Premier ministre, a participé à la première
phase du Sommet à Genève. La délégation
gouvernementale était composée de représentants
du ministère des Relations internationales, du Secrétariat
du Conseil du trésor, du ministère de l'Éducation,
du ministère du Développement économique
et régional et du ministère de la Santé et
des Services sociaux. Des membres de la société civile
québécoise y ont également participé.
- En octobre 2002, se tenait à Montréal le IIIe Congrès
mondial des réseaux Internet citoyens. Le gouvernement
québécois a soutenu financièrement cette
rencontre internationale de la société civile et
au développement d'un portail
qui est aujourd'hui un lieu d'échange important de la société civile
internationale.
- Le gouvernement du Québec a assisté à la
conférence Paver la voie de Tunis — SMSI II qui s'est
déroulée à Winnipeg en mai 2005. Cette rencontre
préparatoire au Sommet de Tunis a permis de faire le point
sur les principaux éléments du Plan d'action adopté lors
de la Phase I du SMSI à Genève. Elle a réuni
plus de 200 participants canadiens (dont une quarantaine du Québec)
issus du secteur privé, de la société civile,
des milieux universitaires et de tous les paliers de gouvernement,
tant fédéral, provincial, et territorial que municipal.
- Lors du Sommet à Genève, le gouvernement du Québec
a organisé un événement au cours duquel une
présentation de ses politiques, programmes et réussites
a été faite aux participants invités.
Cette présentation démontrait le leadership du Québec
et sa valeur comme partenaire privilégié. Cet événement,
d'une durée d'une demi-journée, a précédé une
réception du Québec à laquelle ont participé plus
de 70 personnes.
- Lors du Sommet à Tunis, le gouvernement du Québec
a organisé conjointement avec des groupes de la société civile
québécoise, l'événement Québec « Expertise
du Québec au-delà des frontières ».
Cet événement, qui a eu lieu le 17 novembre 2005 à la
salle Jendouba du Palais des expositions du Kram, a été suivi
d'une réception Canada/Québec pour les participants à la
résidence de l'ambassadeur du Canada en Tunisie. L'événement
avait pour objectif d'élargir le réseau d'influence
du Québec en démontrant la capacité de la
société civile québécoise et du gouvernement
du Québec à rejoindre les attentes exprimées
par les délégations et les groupes présents
au SMSI, principalement ceux en provenance des pays en voie de
développement. De toute évidence, l'événement
Québec a été un succès. La salle,
qui pouvait accueillir 70 personnes, était comble. Les
projets présentés ont beaucoup attiré l'attention
des participants. Il est donc permis de croire qu'une suite prometteuse
en ce qui concerne la collaboration internationale peut être
envisagée. Présentation
commune du Québec (diaporama 1,7 Mo).
- Dans le cadre des événements parallèles,
le ministre délégué a participé, le
18 novembre 2005, à une table ronde organisée par
l'Agence de développement de l'administration électronique
(ADAE) portant sur la création d'un cadre institutionnel
d'échange sur l'administration électronique pour
les pays francophones et la création d'un Réseau
francophone sur l'administration électronique. L'objectif
de ce Réseau est principalement d'échanger sur les
expériences d'administration électronique dans le
périmètre de la Francophonie afin d'étendre
la solidarité entre pays francophones dans ce domaine.
Les actions à venir
À la suite du SMSI,
plusieurs activités et processus
seront démarrées pour appliquer les décisions
contenues dans les deux documents : le Plan d'action de Genève
et l'Agenda de Tunis. Afin de suivre les progrès relatifs aux
engagements, aux activités et aux projets des parties prenantes
concernant les objectifs du SMSI,
l‘Union internationale des
télécommunications (UIT)
maintient à jour deux
répertoires : un inventaire et
un livre
d'or.
Les processus
de suivi du SMSI seront
ouverts à toutes les parties prenantes
intéressées, soit les gouvernements, la société civile
et les entreprises privées. Néanmoins, il a été entendu
que ces suivis seront animés conjointement par plusieurs organisations
internationales ou intergouvernementales compétentes.
À cet effet, le gouvernement du Québec compte participer
activement aux suivis des dossiers qui sont de sa compétence,
dont celui sur les enjeux liés aux domaines de la diversité et
de l'identité culturelles,
de la diversité linguistique, du contenu local, de l'éducation
et de la recherche scientifique.
De plus, lors du SMSI,
les États-membres, en étroite
collaboration avec toutes les parties prenantes, se sont
entendus pour créer un Forum
sur la gouvernance de l'Internet (FGI)
afin de discuter des enjeux de politiques publiques entourant
le réseau mondial. Toutes
les parties prenantes sont invitées à y participer sur
un pied d'égalité. La gouvernance de l'Internet intéresse
particulièrement le Québec, car il s'agit d'établir
les règles du jeu qui détermineront le développement
de l'Internet et, par conséquent, celui de la société de
l'information. Par conséquent, le gouvernement du Québec
a l'intention de participer activement aux délibérations
de ce Forum.
Enfin, en étroite collaboration avec les pays francophones,
le gouvernement du Québec participera aux activités
menant à la création du Réseau francophone de
l'administration électronique.
Pour plus d'information sur la gouvernance
de l'Internet, voir la section dédiée au sujet.
Dernière modification de cette page : 2009-11-27