
Le Service aérien gouvernemental possède une flotte d'une vingtaine d'aéronefs.

Une ambulance est présente sur la piste, près de l'avion-hôpital, un Challenger-601-1A.
Le Challenger-601-1A est l'avion-hôpital. Cet avion à réaction est réservé exclusivement aux évacuations aéromédicales.
Extrêmement rapide, cet avion a une autonomie de vol de 5 000 km et peut transporter sans escale des patients provenant de l'Abitibi-Témiscamingue, des Îles-de-la-Madeleine ou du Grand Nord vers des centres hospitaliers de Québec et de Montréal. Par exemple, il peut relier Kuujjuaq et Montréal en moins de deux heures.
Dans le monde, un Challenger vole en moyenne 600 heures par année alors que l'avion-hôpital, depuis les dernières années, vole plus de 2 000 heures par année.
De 1988 à 2009, l'avion-hôpital a effectué 29 787 heures de vol et 35 377 cycles (un cycle = un décollage et un atterrissage). L'avion-hôpital a été remplacé en mars 2009 par un autre Challenger-601-1A muni d'un dispositif d'atterrissage sur piste de gravier, qui a pris sa relève afin d'assurer la continuité du service d'évacuation aéromédicale pour l'ensemble du Québec.

Le Challenger de remplacement de l'avion-hôpital est aussi l'avion de fonction du premier ministre. Il se trouve devant l'édifice Roger-Demers.
Cet appareil remplace prioritairement l'avion-hôpital lorsqu'il n'est pas disponible pour des cas de maintenance planifiée ou de bris mécaniques majeurs.
Deux aménagements sont possibles :
Le Challenger-601-3A, tout comme l'avion-hôpital, a été équipé en 2009 d'un dispositif de protection pour atterrir sur les pistes de gravier. Cet équipement lui permet de desservir les pistes du Nord-du-Québec lorsqu'il agit en relève de l'avion-hôpital.
Lorsqu'il n'est pas requis pour les évacuations aéromédicales, ce Challenger est disponible pour les déplacements du premier ministre.

Dash-8 du gouvernement du Québec sur la piste, prêt pour le décollage. Le temps est pluvieux et un arc-en-ciel est à l'arrière.
Cet appareil est utilisé pour les vols sanitaires programmés. Il transporte des patients trois fois par semaine pour leur permettre de recevoir des soins ou de faire des examens non disponibles dans leur région. Ces patients sont par la suite retournés chez eux une fois ces soins ou ces examens terminés afin de poursuivre leur convalescence.
Le DAHS-8 est utilisé en relève de l'avion-hôpital dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles ou lorsque l'atterrissage doit se faire sur des pistes plus courtes, enneigées ou glacées.
Trois aménagements sont possibles :
Le Dash-8, tout comme le Challenger-601-3A, peut être nolisé pour transporter le premier ministre et les membres de son administration dans l'exercice de leurs fonctions. Ces appareils peuvent aussi être utilisés par l'Organisation de la sécurité civile du Québec et la Sûreté du Québec pour des situations d'urgence.
Le Service aérien gouvernemental exploite, pour le compte de la Société de protection des forêts contre le feu, quatorze avions-citernes, dont huit CL-415, quatre CL-215 à pistons et deux CL-215 à turbines.

Des CL-415 stationnés côte à côte sur la piste.
Il faut environ 12 secondes pour écoper 6 130 litres d'eau à une vitesse d'environ 130 km/h, sur un kilomètre et demi.
L'entrée d'eau se fait par deux petites trappes carrées, situées sous l'appareil, qui mesurent environ dix centimètres de côté. De plus, elles sont divisées en quatre, par une croix métallique, empêchant ainsi tout objet flottant à la surface de l'eau de s'introduire dans les réservoirs.

Un CL-415 en train d'écoper, c'est-à-dire de faire le plein d'eau, sur un lac.
Le poids après le remplissage varie de 19 731,6 kilogrammes pour les CL-215 à moteurs à pistons à 21 319,2 kilogrammes pour les CL-415. Un avion-citerne peut effectuer une quarantaine de largages l'heure, dans le cas d'un incendie de forêt qui se déroulerait près d'un lac.

Un CL-215 en train de déverser de l'eau sur un incendie de forêt.
Les avions CL-415 et les CL-215 à moteurs à turbines peuvent voler à une vitesse de croisière de 343 km/h, alors que les CL-215 à moteurs à pistons peuvent voler à une vitesse de 287 km/h.

Un sauveteur de la Sûreté du Québec suspendu au treuil de l'hélicoptère Bell-412.
Le Service aérien gouvernemental exploite trois hélicoptères pour le compte de la Sûreté du Québec.

L'hélicoptère Bell-206B de la Sûreté du Québec en vol.
Cet hélicoptère peut accueillir trois passagers et un pilote. Il possède un espace cabine de 1,132 mètres cube et un espace cargo de 0,4528 mètres cube. Son poids maximal au décollage est de 451.332 kilogrammes, et sa vitesse de croisière maximale est de 130 nœuds (241 km/h).

L'hélicoptère Bell-206LT de la Sûreté du Québec survolant des lignes de haute tension.
Cet appareil peut accueillir trois passagers et un pilote. Il possède un espace cabine de 2,264 mètres cubes et un espace cargo de 0,4528 mètre cube. Son poids maximal au décollage est de 373,3128 kilogrammes, et sa vitesse de croisière maximale est de 104 nœuds (192 km/h).

L'hélicoptère Bell-412 devant l'édifice Roger-Demers.
Très polyvalent, il peut accueillir 13 passagers et 2 pilotes en situation de transport et 8 passagers avec leurs bagages, en plus des 2 pilotes. En situation d'opération policière, il possède un espace cabine de 6,226 mètres cubes et un espace cargo de 0.566 mètre cube. Son poids maximal au décollage est de 1 024 kilogrammes et sa vitesse de croisière maximale est de 145 nœuds (268 km/h).
La Direction de la maintenance des aéronefs établit, exploite et développe le système d'entretien et d'inspection des aéronefs du Service aérien gouvernemental conformément aux exigences de la réglementation aérienne canadienne et aux spécifications des manufacturiers. Elle demeure à l'affût des nouvelles technologies et exigences afin d'assurer en tout temps le respect de la réglementation aérienne canadienne. Elle assume la responsabilité de toutes les activités techniques et de réalisation des travaux d'entretien, de réparation et de modification d'un aéronef.